Chroniques de Crapouille

  • La Crapouille fait du charme à tous les représentants de la gent féminine qu’il croise, qu’ils aient 14 mois, 8, 17, 30 ou 60 ans.

   

Et cela fonctionne : du rose bonbon du bébé, au violet des cheveux de la mémé, en passant par le noir gothique de l’ado, aucune couleur ne l’effraie, aucune damoiselle ne lui résiste.

En dehors du fait que cela rallonge pas mal les tournées en poussette, ça promet, quoi.

 

  • Voulant l’éveiller à la féérie de Noël, j’ai décidé de l’emmener admirer la façade du Lausanne Palace.

Un poil bling-bling, je te l’accorde (on fait dans le palace, aussi), mais pour une première, autant en mettre plein la vue. Ca n’a pas manqué : alors qu’avec force de gestes, de oh ! et de ah !, au milieu du trottoir, je cherchais à susciter son émerveillement, je m’aperçois que le bambin, totalement ignorant de mes mimiques, lorgne avec grand intérêt le scooter garé à côté de sa poussette. Non, mais les hommes, je vous jure.

 

  • La Crapouille aime à saisir tout ce qui passe, ce qui rend les virées en magasin particulièrement périlleuses. L’autre jour, on attend tranquillement notre tour à la caisse de la Coop. Je ne vois pas d’inconvénient à ce qu’il tâte la grande pile de paniers en métal abandonnés par les clients, estimant qu’elle doit être assez stable pour résister à ses assauts. Un tort, vraiment. Alors que j’avance la poussette, lui pousse l’étalage qui tombe en arrière dans un fracas intéressant. C’est l’heure de pointe, il y a 5-6 personnes derrière nous. Heureusement, aucune d’elles ne s’est pris l’un des lourds paniers sur les pieds. Me voilà bonne pour rassembler l’ensemble étalé sur plusieurs mètres. Un instant de flottement où tu espères que quelqu’un va venir t’aider tout en sentant bien que personne ne veut cautionner cette mère approximative. Finalement, le monsieur de derrière se dévoue et tout rentre dans l’ordre. Je jette un oeil contrarié à mon fils. C’est alors qu’il me regarde en fronçant les sourcils et clame fort un « Rhôô ! » réprobateur. Socrate avait raison : de nos jours, les jeunes n’ont plus aucun respect. 
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6 réflexions sur “Chroniques de Crapouille

  1. Ah là là… Nous n’en sommes pas là encore avec les jumeaux, mais je sais déjà que j’éviterais moi aussi les rayons fragiles. Quant au charme, si ton bonhomme se joindrait aux miens, ils laisseraient une traînée de dames évanouïes sur leur passage! ha ha

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